
Il y a des hommes et des femmes sans visages qui viennent bousculés par la pluie, perdus dans le brouillard de leurs humeurs qui tombent comme des soldats durant l'assaut d'une armée désorganisée. Il y a le blanc et le gris peints comme seul agencement des couleurs d'espoir. Il y a l'enfermement qui entraîne le dédoublement des rêves. Il y en a qui crie le volume d'une pièce sans que personne n'entende, ou c'est que personne ne semble avoir l'intelligence de l'écoute. Il s'y joue l'impression de participer à un crime terrible ou bien à l'inverse on se bat contre les médecins et l'ennui. Sainte-anne ce serait la terre bourgeoise en modèle réduit, or on peut en sortir et une fois dehors connaître le prix de sa sécurité. On saurait à peu près situer sur une carte une partie du sentiment religieux, "un autre en moi qui porte mon être".
Comme la braise, attendre le souffle de la mort,
Sans rien provoquer, rester sans malice.
La mort se résume par la fin des mots,
Il y a ensuite un grand dépassement,
Le temps en aura fini de lacer ses souliers sur le dos des hommes,
Deux lignes formeront une droite,
La cendre humide rejoindra la peau,
La peau rejoindra la cendre humide,
En vagues, en apaisement, en communion.
Si l'homme est pauvre c'est qu'il est endetté.
Si l'homme est riche c'est qu'il ne l'est pas assez. Toujours entre l'homme et ce qu'il désire il y a l'impuissance d'être.
Ce que Dieu donne est à rendre à soi. Dieu dit que tu pourras t'enfermer autant que tu le veux, il sera toujours là. Dans l'âtre de la cheminée, ou dans une poche de ta veste que tu as pliée sur la chaise placée devant ton lit. Il est là. C'est pure folie que de se croire seul, c'est une chose dont on doit rougir, c'est un péché d'orgueil. J'ai croisé des hommes qui regrettaient leur vies entière de n'avoir connu que leurs voix. Ils erraient sans connaître celle des arbres, des fleuves, des montagnes, ils erraient sans jamais connaître la paix.
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Comme la braise, attendre le souffle de la mort,
Sans rien provoquer, rester sans malice.
La mort se résume par la fin des mots,
Il y a ensuite un grand dépassement,
Le temps en aura fini de lacer ses souliers sur le dos des hommes,
Deux lignes formeront une droite,
La cendre humide rejoindra la peau,
La peau rejoindra la cendre humide,
En vagues, en apaisement, en communion.
Si l'homme est pauvre c'est qu'il est endetté.
Si l'homme est riche c'est qu'il ne l'est pas assez. Toujours entre l'homme et ce qu'il désire il y a l'impuissance d'être.
Ce que Dieu donne est à rendre à soi. Dieu dit que tu pourras t'enfermer autant que tu le veux, il sera toujours là. Dans l'âtre de la cheminée, ou dans une poche de ta veste que tu as pliée sur la chaise placée devant ton lit. Il est là. C'est pure folie que de se croire seul, c'est une chose dont on doit rougir, c'est un péché d'orgueil. J'ai croisé des hommes qui regrettaient leur vies entière de n'avoir connu que leurs voix. Ils erraient sans connaître celle des arbres, des fleuves, des montagnes, ils erraient sans jamais connaître la paix.
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