dimanche 10 mai 2009

A genoux avec Houellebecq

par Pierre Nicolaievitch Mychkine



A genoux,
je n'ai pas l'idée de Dieu,
je n'ai pas l'idée de la nature ou du soleil.

Dans la forêt sur mon vélo, pour moi, aucun instant éternel !
Aucun unique personnel !

Mouvements, sons et couleurs dorment tous
et s'associent sans le moindre sens.

J'accepte les Informations, la Culture et la Science !

Peut être même un jour monterais-je
dans cet étrange et triste char à voile
tête couverte de sable, pensées frappées d'enchantements,
ivre sous l'immensité de la toile;

à genoux,
nous-mêmes l'oubli,
nous-mêmes le firmament !

Les coudées franches, le dos courbé, fils de la lumière.

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