jeudi 5 février 2009

Manifeste de la jeune fille

par Augustine Dutroncy



Devant la recrudescence des hypocrites sentimentaux , et la froideur toute prude anglaise de nos rues , nous avons estimé de salubrité publique et nationale la réouverture des Maisons , ainsi que la réhabilitation du statut des Prostitués ou Femmes Publiques

Loin de vouloir faire une apologie de la débauche , nous estimons les Maisons comme patrimoine français , au même titre que la cuisine et le vin , ces trois-là étant même dans certain cas quasi indissociable , la bonne chair se palpe surtout , rappelons-le ; c'est dans un même esprit d'humanité que nous appelons le peuple à respecter les catins , épouses de tous , et tenons à rappeler que celles-ci occupaient autrefois des temples de gloire avant que la pudibonderie ne les jettent au pavé , de plus , n'en déplaise , le tapin peut être aussi une vocation contrairement aux travaux d'usine qui eux , ne connaissent pas de Marthe Richard

Pour les fanas de cette ex-prostituée mariée espionne mythomane , tout est dit

Nous avouerons aussi , avoir sans doute une vision quelque peu poétique de la chose , sans doute est-ce parce que nous ne sommes jamais aller au bois de Boulogne la nuit durant , sans doute les trottoirs et autre ruelles sombres sont-elles charmantes comparés aux affreuses pièces dorées et rococo des maisons, nous nous renseignerons

Nous avouerons enfin notre but dernier , que la liberté que les quidams trouveront au creux des jarretelles ne feront que leur montrer la tristesse de leurs états , que ces messieurs lancés hors des cuisses de nos dames songeront férocement à l'esclave qu'ils redeviennent , et que de ce fait , sortit furibond de son tripot , ils ne penseraient qu'à prendre les armes

Les ouvriers vendent leurs âmes à leurs patrons sans que personne ne s'interloque , nous ne comprenons donc pas la réticence de l'état français à refuser aux françaises le droit à monnayer leur corps

Sur ce et pour nous donner le froufrou de la culture et de l'auto-critique nous finirons par l'ami Thomas d'Aquin :

(la prostitution) est nécessaire à la société comme les toilettes à une maison : cela sent mauvais, mais sans elle, c'est partout dans la maison que cela sentirait mauvais

De plus , nous n'aimons pas les féministes modernes , leur clitoris nous effraies


Le blog d'Augustine Dutroncy : Manifestement, ils rigolent beaucoup

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