
Cher ami
L'histoire de Marie Alacoque ne relève en rien de l'histoire "locale" de Paray-le-Monial, mais de l'Histoire Universelle de la Communion de tous les Saints.
L’Apparition du Christ à la petite Marguerite-Marie Alacoque dans la chapelle de la Visitation de Paray-le-Monial en juin 1675 est d’une cruciale importance. C’est en effet la seule fois que Notre Seigneur contourne Sa mère pour annoncer Lui-même aux hommes la menace terrible de la Décrucifixion finale : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour, et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes et mépris ».
Les pensées de Marie Alacoque (dont tout enfant lyonnais connaît le nom grâce aux jurons maternels - durant toute ma jeunesse, j'ai entendue ma mère jurer "Oh, sainte Marie Alacoque", ce qui fait que j'ai toujours cru que la Vierge Marie était un œuf cuit à la coque !), béatifiée par Benoît XV en 1920, sont autant extrêmes que justes dans la vénération du Cœur de Jésus, « qui ressemblait à une fournaise » Avant d’en indiquer quelques-unes, voici quelques Paroles de Notre Seigneur recueillies par la fillette.
Lis bien ces mots de Jésus, il est difficile de faire plus subversif :
« Apprends que plus tu te retires dans ton néant, plus ma grandeur s’abaisse pour te trouver ». « Je te rendrai si pauvre, si vile et abjecte à tes yeux, et je te détruirai si fort en la pensée de ton cœur, que je pourrai m’édifier sur ce néant ». « Si je te veux en ma présence, sourde, muette et aveugle, n’en dois-tu pas être contente ? » « Je veux que tu me serves d’instrument pour attirer des cœurs à mon amour ».
Pensées de la Sainte : « La couronne ne sera pas donnée aux commençants ni aux avancés, mais aux victorieux, qui persévéreront jusqu’à la fin ». « Il me disait souvent qu’il fallait que je Lui fisse une solitude dans mon cœur et que, là, Il m’apprendrait à L’aimer ». « Dieu est si bon qu’Il nous laisse approprier le trésor des vrais pauvres – qui est le Sacré Cœur de Jésus – dont la céleste abondance peut contenter sans défaut notre nécessiteuse indigence. C’est un trésor caché et infini, qui ne demande qu’à se manifester à nous, à se répandre et distribuer, pour enrichir notre pauvreté ». « Notre cœur est si petit qu’il ne peut contenir deux amours ; et, n’étant fait que pour le divin, il n’a point de repos lorsqu’on y fait quelque mélange ». « Il faut mourir ou vaincre !... Il ne faut point de réserve à l’amour ! » « Tout de Dieu et rien de moi ! Tout à Dieu et rien à moi ! Tout pour Dieu et rien pour moi ! »
(...)
A propos de suicide : je pense vraiment que cette notion est complètement dépassée. Ca n'est plus branché de se suicider. En cette fin de cycle de l'humanité adamique, le suicidé est dépassé par le kamikaze. Je t'envoie une photo de pilote japonais s'envolant vers la Mort, salué par une rangée de magnifiques japonaises (pardon pour ce pléonasme), rendues encore plus belles par l'amour du sacrifice.
Je suis persuadé (et les plus fanatisés - mot superbe ! - des combattants du Hamas également) que la plus belle des attitudes, aujourd'hui, consiste à revêtir la peau du Martyr, exactement comme les fanatisés du Christ le pensaient il y a 21 siècles. Se tuer, oui, mais surtout pas seul (quel monstrueux égoïsme de chef d'entreprise qui ne pense qu'à jouir seul de ses forfaits !), se tuer CONTRE les ennemis, et en les entraînant avec soi dans la mort !
Laurent
La confrérie de Parousia : que l'homme assoiffé s'approche
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