vendredi 2 janvier 2009

A cette heure il n'y a pas que votre casquette que je voudrais renverser

par Augustine Dutroncy





On n'a pas la carrure de vivre quand on pense à ses bottes en caoutchouc aigle , sans parler de l'odeur de mer qui revient même plus la place pour sentir le plastique des comptoirs

Labeur ma mère ! Labeur mon père ! Labeur mes frères ! Moi je ramène les chevaux au marais , on fera de la soupe au neskick et pisse cousine , des hangars poussiéreux , je vous dis bonne chance !

Ha ! l'a pas inventé le fil à couper le beurre lui !

Je me gosse de vos exploits ouvriers ! gitans ! demi-morue !
Je trinque à votre santé ! Laboureurs !

La voie éthylique des amours , hahaha ! vive la variété française !
Ma casquette de pêcheur breton vous emmerde ! allez au diable ! J'irai au mien !

Barricade déambulante ! vous avez une bien lourde démarche ! vous trainez de la patte comme jadis mon caniche , Duc
Il est , était , plus noble que vous !

Lapin blanc ! Lapin blanc !
Je te déteste imbécile qu'elle dit la bienpensante , Pouah !
Qu'on lui serve une menthe ! arrosée crème arrosée sang , Marianne je t'aime

Supplie-moi ! Fourbe détendeur ! Asphyxié boitillant ! Elle remue la cargne !
Qu'on abrège ces souffrances !
Pôvre âme , j'ai pitié de vous , vous êtes beau dans votre imbécile assurance , et ébranler les certitudes avec vos sourires édentés , votre vie est-elle si belle?
Esclaves heureux , Masse jouissante de grouilli grouilla , achève-t-on le poney au regard malheureux?

" ya quoi à la télé ce soir? "

Sur ces considérations , je m'en vais me choisir un avenir , messieurs


Le blog d'Augustine Dutroncy : Manifestement, ils rigolent beaucoup

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