
Les syndicats , voilà comment ils les appellent , sorte de bande rigolarde , enfin quand ils sont entre eux; oui, ils semblent comme obligés par quelque pacte , à ne rire qu'ensemble , prenant un regard malheureux et dépéri lorsque qu''ils nous regardent nous , moi et les usiniens
L'une , ne pensait qu'à ses "manifs" , elle recolatait dans les poubelles de quoi faire des brassards , pour ses fameuses "manifs" , où il semblerai qu'on y défende avec vigueur et entêtement les droits usiniens
Ils étaient là pour juger nos conditions de travail , un fait m'a marqué cependant
J'étais en train de me déchirer les mains sur quelque épais cartons incrustés d'agrafes , les déchirants afin de les rendre moins gros, et faire moins de déchet , je suivais la consigne en somme , quand l'une du "syndicat" se mit à regarder à l'endroit de mes mains qui s'échinaient sur le carton gros et dur , je la vois interloquée , elle appelle son amie , "syndicat" de son état et lui montre mes mains, avec un "tu a vu!" ébahi
Enfin me dis-je , on s'aperçoit de l'inutilité et de la rudesse de la besogne , je les vois déjà, dans un geste magnifique , me prendre hautement le carton charnier des mains , me prendre les mains , examiner avec effroi mes rougeurs, mes coupures , j'entends déjà les "inadmissibles" , les "inutiles" et enfin une magnifique "pure bêtise" , qui sait le mot "esclavage " viendrait-il peut-être ,
Elle regarde toute les deux , puis finissent par lâcher leur pensée , enfin , "tout ce carton, c'est pas très écolo quand même"
L'une note sur un papier , CARTON , la peau ça repousse , les arbres non , c'est ça?
l'envie de lui dire , "si tu veux m'aider , donne ton salaire et casse toi", les lèvres tremblantes , presque murmurantes malgré moi , enfin , je remis le nez dans mes cartons, coupable à vie , sous le regard terrible des "syndicats"
ils sont alors repartis tous , rigolard puisque engagé , sauver le monde
L'une , ne pensait qu'à ses "manifs" , elle recolatait dans les poubelles de quoi faire des brassards , pour ses fameuses "manifs" , où il semblerai qu'on y défende avec vigueur et entêtement les droits usiniens
Ils étaient là pour juger nos conditions de travail , un fait m'a marqué cependant
J'étais en train de me déchirer les mains sur quelque épais cartons incrustés d'agrafes , les déchirants afin de les rendre moins gros, et faire moins de déchet , je suivais la consigne en somme , quand l'une du "syndicat" se mit à regarder à l'endroit de mes mains qui s'échinaient sur le carton gros et dur , je la vois interloquée , elle appelle son amie , "syndicat" de son état et lui montre mes mains, avec un "tu a vu!" ébahi
Enfin me dis-je , on s'aperçoit de l'inutilité et de la rudesse de la besogne , je les vois déjà, dans un geste magnifique , me prendre hautement le carton charnier des mains , me prendre les mains , examiner avec effroi mes rougeurs, mes coupures , j'entends déjà les "inadmissibles" , les "inutiles" et enfin une magnifique "pure bêtise" , qui sait le mot "esclavage " viendrait-il peut-être ,
Elle regarde toute les deux , puis finissent par lâcher leur pensée , enfin , "tout ce carton, c'est pas très écolo quand même"
L'une note sur un papier , CARTON , la peau ça repousse , les arbres non , c'est ça?
l'envie de lui dire , "si tu veux m'aider , donne ton salaire et casse toi", les lèvres tremblantes , presque murmurantes malgré moi , enfin , je remis le nez dans mes cartons, coupable à vie , sous le regard terrible des "syndicats"
ils sont alors repartis tous , rigolard puisque engagé , sauver le monde
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